Lyon capitale des Gaules décide la création d’un grand musée archéologique au moment où elle redécouvre les théâtres antiques de la colline de Fourvière en 1935. Le bâtiment, dont la conception est finalement confiée à l’architecte B. Zehrfuss, est livré en 1975. Il adopte la forme audacieuse d’une longue rampe souterraine, sous une puissante structure en béton brut formant soutènement de la colline reconstituée. Il a été récemment distingué par le label Architecture contemporaine remarquable.
Présentant les collections lapidaires et archéologiques recueillies depuis près de cinq siècles par les « antiquaires » puis les archéologues, le musée a très peu évolué depuis son ouverture.
Le musée présente aujourd’hui de nombreux déficits : défaut d’intégration des fonds et des données issus de la recherche archéologique récente à Lyon ; absence des fonctionnalités nécessaires à l’accueil des publics et au rayonnement d’un grand établissement culturel ; défaillances techniques diverses : inertie, étanchéité, acoustique, éclairage etc. ; articulation perfectible avec son environnement urbain et patrimonial.
L’étude qui nous est confiée définit les besoins à servir et les principes muséographiques du parcours muséal rénové, et développe plusieurs scénarios opérationnels, qui reposent sur l’extension du musée par l’intégration de bâtiments contigus.
Avec In Extenso, MEAT, Corpus, CETRAC














